Interview Var Matin

Bonjour tout le monde, Var Matin a publié sur son site une petite interview d’Amir à l’occasion de son concert à Nice le 4 février prochain.

Plus populaire que jamais, Amir, qui vient de rejoindre la troupe des Enfoirés au profit des Restos du Cœur, sera en concert à Nice, au Palais de la Méditerranée, ce samedi 4 février.

Vendredi, le chanteur franco-israélien -dont l’album Au cœur de moi est nommé dans la catégorie album révélation de l’année aux Victoires de la musique le 10 février prochain- se confiait dans notre supplément Week-End.

Le titre « J’ai cherché » recense 1,2 milliard d’auditeurs sur l’année 2016, c’est beaucoup!
C’est incroyable ! Quand la chanson s’est placée numéro 1, on se disait « mais quand est-ce que ça s’est vu, un titre de l’Eurovision numéro 1 ? ». C’était magique. ça a fait partie de ce changement qu’il y a eu autour de l’Eurovision cette année. C’était un énorme honneur, d’autant que c’est un single qui raconte mon histoire. Qu’il soit autant écouté par le public, c’est flatteur et émouvant.

Qu’est-ce que vous avez gardé de l’Eurovision?
Beaucoup de belles choses. J’ai représenté mon pays! Ça m’a formé aussi. J’ai appris à faire face à un planning surchargé de promo sans perdre l’énergie. Les interviews à l’étranger aussi. Et une prestation en direct, cruciale, être au maximum de soi à l’instant T.
J’ai appris tellement grâce à l’Eurovision.

C’EST UNE CHANCE D’ÊTRE BERCÉ PAR DIFFÉRENTES CULTURES

On a dû vous dissuader d’y participer, non?
On a essayé de me dissuader de faire pas mal de choses! Depuis le début, on me dit « pourquoi être chanteur alors que tu es dentiste, tu as un beau métier entre les mains… ». Si j’avais écouté tous ceux qui me décourageaient, plus par bienveillance que par méchanceté d’ailleurs, je n’aurais pas fait tout ça ! J’ai écouté mes rêves…

Positif, toujours?
Humainement oui, c’est ce que je recherche autour de moi et que j’essaie de transmettre. Artistiquement, ma démarche n’était pas de faire un album qui amène de l’espoir, je ne suis pas un gourou ! J’ai voulu raconter mon histoire et, il s’avère qu’elle a été entourée de beaucoup de bonheur.

Votre histoire, c’est aussi des cultures différentes. Père Marocain, mère Tunisienne, la France, Israël…
C’est une richesse. Quelque chose qui m’a ouvert l’esprit. Musicalement, je pense que ça se ressent. C’est une chance d’être bercé par différentes origines.

LE 14 JUILLET DERNIER, JE ME SUIS SENTI TELLEMENT CONCERNÉ

Y en a-t-il une dont vous vous sentez le plus proche?
Justement, non! Le fait d’avoir un papa d’un endroit, une maman d’un autre… J’ai vu leur culture à égalité. Mon père a quitté la Tunisie à 10 ans, il s’est installé en France avec sa famille. Ma mère a grandi en Israël. Ils sont tombés amoureux à l’occasion d’un voyage de mon père, et il l’a ramenée en France. Ici, ils ont construit leur famille, puis ont décidé de nous faire connaître Israël. J’ai grandi avec deux pays, en étant bilingue.

Vous avez une notoriété en Israël?
Absolument pas! J’aime bien dire que, là-bas, je suis uniquement dentiste… J’aime que personne ne m’y connaisse.

Le 4 février, vous chanterez à Nice, que vous connaissez bien, aussi…
J’ai passé toutes mes vacances à Cannes, ma deuxième maison en France, après Paris ! Et j’ai souvent eu l’occasion de venir à Nice. Ça me rappelle de très doux souvenirs de mon enfance… J’ai beaucoup d’amis sur place, c’est aussi pour ça que, le 14 juillet dernier, je me suis senti tellement concerné. Cette Promenade magnifique devenue un abattoir… Au Palais de la Méditerranée, j’y penserai. Comme à Paris, je pense au Bataclan.

Amir en concert ce samedi 4 février, à 20h30. Palais de la Méditerranée, à Nice.
Tarif: 35 euros. Rens. 04.92.14.68.00.

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